Invitation au rêve. Promesse d'aventure : l'océan… Après avoir survolé le monde à tire-d'aile (Le Peuple migrateur), Jacques Perrin et Jacques Cluzaud plongent au coeur des océans, filent avec les dauphins, fusent avec les thons, dansent avec les baleines, jouent avec les otaries. Les réalisateurs et leur équipe ont parcouru les océans du monde entier, d'un pole à l'autre, explorant l'immensité d'une goutte d'eau ou côtoyant la géante baleine bleue, pour mieux témoigner de la diversité et de la beauté de la vie marine, mais aussi de sa fragilité. Embarquement pour un voyage unique !
B Biographie de l'auteur

Le thon rouge est l'une des plus grosses espèces de thon, présent dans l’Atlantique comme dans le Pacifique. Très apprécié au Japon pour la confection des sushis et des sashimis, le thon rouge est gravement menacé par une surpêche qui a provoqué une disparition de 80% de sa population mondiale au cours des vingt dernières années. L’élevage pose également de nombreux problèmes écologiques : il faut 15 kg de poissons sauvages pour nourrir un kilo de thon rouge, ce qui menace l’équilibre écologique de certaines régions et ruine l’économie locale. Malgré la limitation des captures, le thon rouge à l’état sauvage serait amené à disparaître d’ici 2050…

Le requin blanc est l'un des plus grands prédateurs vivant actuellement dans les océans, particulièrement présent au large de l’Australie, de l’Afrique du Sud, de la Californie et des Caraïbes. Il est capable de sentir une goutte de sang dans 4,6 millions de litres d’eau et d’entendre une proie à 1 km de distance. Cependant, il ne s’attaque que rarement à l’homme. Si la pêche de cette espèce, désormais menacée de disparition, est interdite en Australie ou en Afrique du Sud, l’interdiction est régulièrement violée. Pêché pour sa viande, ses dents et ses ailerons, le requin blanc est aussi confronté à la pollution des mers et à la raréfaction de ses proies.

Le poisson lune ou môle est un étrange animal qui ressemble à une tête de poisson sans queue et mesure en moyenne une tonne. Les poissons lunes vivent dans les eaux tropicales, et sont inadaptés à une température inférieure à 12 degrés. La présence de la môle dans les eaux plus froides au large de l’Angleterre a pu être interprétée comme un signe de réchauffement des eaux marines. Considéré comme un mets raffiné dans certaines régions d’Asie, le poisson lune enregistre une diminution mondiale de sa population, menacé par une pêche non réglementée et par les déchets flottants tels que les sacs plastiques, qui ressemblent aux méduses, leur aliment principal.

Le morse est reconnaissable à ses longues défenses et à ses nageoires avant ou arrière. Ce mammifère vit dans le nord de l’Atlantique et du Pacifique. La chasse au morse, que ce soit pour ses défenses en ivoire ou pour sa consommation, en a fait une espèce en voie de disparition. La chasse commerciale du morse est donc interdite, mais la pollution humaine, notamment les déversements de pétrole et la pollution sonore, continuent de menacer cette espèce.

Composée de 97% d’eau et 3% de matière sèche, la méduse (ici, la méduse dorée) est apparue il y a environ 600 millions d’années, bien avant les dinosaures. Si les méduses jouent un rôle important dans la régulation des populations de poisson et de zooplancton, on observe de plus en plus régulièrement des pullulations cycliques. Ce phénomène, considéré comme une pollution naturelle quand il atteint un certain stade, est en partie lié à l’activité humaine. La hausse de la température des eaux marines et la surpêche, qui a diminué la population de prédateurs de méduses tels que le thon rouge et la tortue de mer, sont en effet parmi les causes principales de cette explosion démographique.

Le manchot Adélie fait partie des manchots les mieux connus et les plus étudiés : avec son ventre blanc, son dos et sa tête noirs et ses yeux cerclés de blanc, le manchot d’Adélie est l’image d’Epinal du manchot. Ce manchot de 75 cm appartient à l’espèce plus abondante et la mieux distribuée. On ne le trouve qu’en Antarctique et dans les eaux environnantes, mais sa population y est importante et atteint les 15 millions d’individus. Si le manchot d’Amélie est relativement peu menacé, le réchauffement climatique provoquerait une diminution de la population dans certaines colonies de la Péninsule antarctique.

Aussi appelé « elephant fish », le labre à tête de mouton se caractérise par ses excroissances pour le moins incongrues. On le retrouve dans les eaux japonaises. On soupçonne le mâle des labres à tête de mouton de naître femelle…

Les fous du Cap deviennent noirs et blancs à l’âge adulte, et sont reconnaissables à leur tête orangée et leur long bec grisâtre. On les retrouve le long des côtes africaines, sud-américaines et australiennes. La population actuelle est estimée à environ 100 000 couples. Longtemps chassée pour l’alimentation humaine, cette espèce a connu un fort déclin, mais est actuellement en légère hausse. Si les fous du Cap ne sont désormais plus une proie pour l’homme, l’activité humaine continue de les menacer. En particulier, la surpêche entraîne une forte diminution de ses proies, problème qui peut se révéler crucial dans les prochaines années.

Le chinchard répond au nom scientifique de Trachurus. Ce poisson de la famille carangidae peuple les eaux du monde entier, de la Méditerranée à l’Océan indien en passant par la Mer rouge. Tout comme le maquereau, le chinchard se distingue par un corps élancé et une ligne latérale traverse son dos. Il se mêle d’ailleurs souvent à eux et est une prise courante pour les bateaux à la recherche de maquereaux. Mais il reste peu prisé des pêcheurs, il n’est généralement capturé que pour servir d’appât à la pêche au gros. Au large des Açores, les chinchards pratiquent la nage en boule pour déboussoler les prédateurs.

Sujet privilégié pour le tourisme d’observation, la baleine à bosse, mammifère cétacé de 14 mètres de long, est reconnaissable à ses sauts spectaculaires, à ses longues nageoires pectorales noires et blanches et à son chant très élaboré. Les premières chasses à la baleine à bosse ont lieu au 17e siècle. L’introduction du harpon explosif au 19e siècle a accéléré les prises: la population globale a diminué de 90% au 20e siècle. La chasse à la baleine à bosse est interdite depuis 1966, mais certains pays comme le Japon contournent cette interdiction depuis de nombreuses années en prétextant des pêches à but « scientifique ».

































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